lundi 2 mars 2009

Encore un moment de paradis

C'est devant un public assez nombreux que le groupe d'altos "Altifolies" (et non "Altiphonia" comme une coquille nous l'avait fait baptiser) a donné son récital. Des musiciens passionnés, déterminés qui se sont fait plaisir et par ricochet ont fait plaisir au public. Entamé sur le chapeau des roues par le "Dream" de John Cage, notre plaisir n'a fait que croître pendant la bonne heure de musique qui nous était ainsi offerte.

Après "Quaterbach", la très intéressante composition de Didier Lacombe, retour dans le temps avec le bel adagio de la 3ème sonate pour violon seul de Johann-Sebastian Bach dans une habile transcription de Alain Dautry. Puis les harmonies du célèbre "West side Story" de Léonard Bernstein, résonnèrent sous les voûtes de Saint-Paul : ce fut tour à tour "Maria", "Tonight", "One hand one heart", "I feel pretty", et "Somewhere". Dans un registre plus sombre, l'ensemble interpréta avec brio la "Symphonie à deux" de Fiodjor Druschinin. Puis, clin d'oeil aux débuts des Dominicales de la saison dernière, le public se régala avec quelques "Tangos" de Astor Piazzolla, transcris par Didier Lacombe : "Adios nonino", "Bando", "Contrabajeando", "Preparense".

Le moins réussi peut-être fut la transcription du "Boléro" de Maurice Ravel. Malgré l'enthousiasme et le savoir-faire des interprètes, il s'avéra difficile de faire éclater toute la magie bouillonnante de l’œuvre quand tous les instruments de l'orchestre se déchaînent et s'enchevêtrent pour éclater au final dans une sorte de feu d'artifice sonore. Mais les bis firent oublier ce manque d'ampleur et tous convinrent que ce fut une fois de plus un petit moment de paradis que cet excellent concert.

Le goûter qui suivit fut du même acabit : bonne humeur, fantaisie et beaucoup d'amitié. L'esprit des Dominicales existe bel et bien.

dimanche 1 mars 2009

Concert de l'Ensemble Altophonia

Dimanche 8 mars 2009, à 16 heures 30, Les Dominicales vous proposent un concert de musique d'aujourd'hui avec l'Ensemble Altophonia, dirigé par Didier Lacombe. Cet ensemble d'alto nous régalera pendant une heure avec un programme de musique moderne de grande qualité et qui charmera tous les publics. En voici le détail :
Dream de John Cage
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Quaterbach de Didier Lacombe
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Adagio de la 3ème sonate pour violon seul de Jean-Sébastien Bach, (transcription de Alain Dautry)
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West side Story de Léonard Bernstein, (transcription de Jean-Jacques Guéroult)
Maria, Tonight, One hand one heart, I feel pretty, Somewhere.

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Symphonie à deux de Fiodjor Druschinin.
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Tangos de Astor Piazzolla, (transcription de Didier Lacombe).
Adios nonino, Bando, Contrabajeando, Preparense.

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Boléro de Maurice Ravel, (transcription de Didier Lacombe)
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L'Ensemble Altophonia est formé de jeunes musiciens passionnés et brillants: Mathurin Bouny, Didier Lacombe, Sophie Mettefeu, Eve Moreno, Jacques Perez, Marie-Laure Prioleau, Elodie Robine, Eva Sinclair et Emmanuelle Faure au violoncelle. Il est dirigé par Didier Lacombe. Médailles d'or au Conservatoire de Versailles et au Conservatoire de Clermont-Ferrand, il a enseigné à Caen et à Bayonne, avant de devenir professeur au Conservatoire Jacques Thibaut de Bordeaux, depuis bientôt dix ans. Participant régulièrement aux concerts de l’Orchestre National de Bordeaux-Aquitaine, il se produit avec de nombreuses autres formations (Orchestre de Caen, Orchestre Régional Bayonne Côte-Basque, Ensemble Les Passions, etc...) Il a joué sous la direction de grands noms comme Mitslav Rostropovitch ou Stockhausen.

mardi 24 février 2009

Après le passage des grues

Plus de concert depuis le splendide spectacle donné à Noël par les professeurs et les élèves du Conservatoire. Beaucoup d'habitués s'en sont inquiétés. Le froid qui a sévi en janvier rendait impossible la tenue d'une concert dans la nef, tant pour les musiciens et leurs instruments que pour les spectateurs. Même les concerts prévus au Palais des Sports voisin ont été annulés. Puis, en février, le jeune ensemble qui devait se produire s'est déclaré forfait à la dernière minute. Motif : grippe virulente et pas de remplaçant disponible au pied levé. Le mauvais temps semble s'éloigner et peu à peu l'atmosphère se réchauffe. Les grues sont passées nombreuses dans le ciel de Bordeaux et le ciel est sans nuages. Superbe. Gageons que le concert de mars contribuera au réchauffement climatique mais là, personne ne s'en plaindra, avec un programme très festif qui plaira aux grands et aux petits. Rendez-vous donc au 8 mars ! Venez nombreux !

mardi 6 janvier 2009

Annulation du concert de janvier

Il fait si froid ! Même en chauffant l'église, impossible d'envisager un concert de musique de chambre ce deuxième dimanche de janvier. Plutôt écouter un concert depuis sa chambre. En robe de chambre...
Les jeunes musiciens un peu grippés se sont déclarés forfaits et leurs instruments risquant de souffrir de cette baisse, inhabituelle à Bordeaux, des températures (il faisait -5° autour du jardin Public ce matin à l'aube), nous avons décidé d'annuler le concert de janvier et nous vous présentons nos excuses pour ce manquement à nos bonnes habitudes vieilles maintenant de trois années ! Nous nous retrouverons donc le dimanche 8 février à 16 heures 30.
Crédit photographique © Roccocco - Tous droits réservés.

dimanche 14 décembre 2008

Plus de 500 personnes pour un magnifique moment musical aujourd'hui à Saint Paul

Ce fut un moment magnifique, cet après-midi, que le public a pu vivre avec les élèves et les professeurs du département Instruments Anciens du Conservatoire de Bordeaux Jacques Thibaud.
Dans une église archi-comble (avec la meilleure volonté du monde il a été impossible de laisser entrer tout le public et beaucoup de gens ont assisté debout au concert), les musiciens nous ont offert une heure de pur bonheur. Après que Frère Joël eut présenté la manifestation et rappelé le principe des Dominicales, après que l'orchestre baroque du conservatoire se mit en place, les trompettes naturelles de Serge Tizac ont sonné du haut de la tribune, celle-là même qui supporte l'orgue dont le projet de réfection est à l'origine de ces concerts dominicaux. Carl-Philip-Emmanuel Bach ouvrait ainsi royalement le concert, à la grande surprise du public visiblement ravi d'entendre résonner sous les voûtes de l'église, cette musique triomphale. Ce fut ensuite la chaconne de Purcell, puis le Concerto per la notte di Natale de Arcangelo Corelli. Belle qualité pour cet orchestre, de l'énergie, de la puissance et un son très régulier, abouti comme jamais auparavant. Beau travail en vérité que cette direction de Guillaume Rebinguet, parfaitement en adéquation avec ses troupes visiblement joyeuses de se retrouver. Et puis, le fait que tous sans exception jouent sur instruments anciens a boosté l'ensemble. Le public eut ensuite le plaisir d'entendre une très belle interprétation du concerto à deux clavecins en do mineur de Johan Sebastian Bach. Des extraits malheureusement. L'adagio, ample et émouvant et l'allegro, enlevé et joyeux, tout à fait dans l'esprit de Noël. La deuxième partie commença avec les enfants dirigés par Marie Chavanel. Galvanisés par l'énergie légendaire de leur professeur, ils ont donné deux jolis de Noëls anciens. Bien préparés, accompagnés au clavecin par Aurélien Delage et à la viole par Paul Rousseau, ils ont été très applaudis. Un jeune soprano, notamment, a régalé l'auditoire dans le deuxième chant. Vinrent ensuite la Sonata Natalis du compositeur morave, Pavel Joseph Veivanovsky, puis une suite de Noëls de Marc Antoine Charpentier sous la direction de Cécile Orsini, puis l'oratorio de Noël, bissé par l'assistance, en grande formation avec tous les musiciens et bon nombre de professeurs parmi les choristes. Parmi eux aussi, Michel Laplénie et Jean Philippe Fourcade de l'Opéra de Bordeaux, venus se joindre au bouquet final. Une beau spectacle, vraiment. Une véritable ambiance de fête, avec les enfants qu'on avait eu l'idée de réunir tous ensemble sur un grand tapis tout devant, et le public visiblement très heureux d'être là. Au-dessus du choeur, dans le petit oratoire qui s'ouvre sur la nef, des frères profitaient aussi pleinement, mais discètement, de la musique.
Vint ensuite le goûter de Noël offert par la ville et l'association PAssAjE. Chocolat et vin chaud, viennoiseries, papillotes et pannetonrs furent les bienvenus. Les enfants ravis se gavèrent de bonbons et de brioches, improvisèrent des parties de cache-cache dans les jardins du couvent, tandis que les élèves commentaient leur interprétation et des spectateurs anonymes disaient aux professeurs leur joie et leur étonnement devant autant de perfection. "Quel son, quel son !" répétait haut et fort un vieux monsieur enthousiaste... La conversation se poursuivit jusqu'à une heure avancée, puisque les derniers invités quittèrent l'église bien après les vêpres, heureux et repus. Certains sont d'ailleurs restés pour écouter les frères dominicains entonner les beaux répons du rituel. Une petite élève du conservatoire, de confession musulmane ouvrait ses yeux ébahis, ravie de découvrir un autre univers que le sien. Quand on dit que la musique rapproche les peuples et adoucit les moeurs !
Un grand moment de bonheur donc que ce concert. Mille remerciements à tous les élèves et aux professeurs de ce dynamique département, à son coordinateur, le claveciniste Aurélien Delage, à la direction du conservatoire qui a permis la réalisation de cette performance, à la ville de Bordeaux sans qui rien n'aurait pu se faire et au public chaleureux.