mercredi 14 décembre 2011

Concerts de l’après-midi, au profit de l’orgue de Tribune de l’église Saint-Paul

Le Grand Orgue de l’église Saint-Paul (3 claviers/ 31 jeux) a été réalisé en 1850 par les facteurs Georges Wenner et Jacques Gotty en remplacement d’un instrument plus ancien dont les éléments provenaient des orgues des paroisses Sainte-Colombe et Saint-Eloi supprimées à la Révolution. Le buffet est l’œuvre d’un célèbre menuisier bordelais Hulga, sur les plans de l’architecte Durassié. Les ornements sont du sculpteur Clément Lamarque et la statue de sainte Cécile qui couronne le meuble est de Louis Coëffard de Mazerolles. Vers 1895, Gaston Maille restaure l’instrument en ajoutant des machines Barker au Grand Orgue et au Récit et en portant ce dernier à 54 notes. En 1951 est engagée une restauration qui doit bouleverser l’instrument. Un problème de financement vient interrompre le chantier et la plupart des modernisations prévues ne se feront pas.

Depuis 2007, les Dominicales ont pour but premier de sensibiliser le public à la présence de cet orgue aujourd’hui muet. De nombreux artistes participent gracieusement et avec bonheur à ces concerts du deuxième dimanche du mois, tout au long de l’année scolaire. Grâce à leur concours, aux dons des particuliers et à un mécénat d’entreprise, une première intervention en juin 2009 a permis d’installer un nouveau moteur en remplacement de celui hors service depuis des années et de procéder à une remise en vent de l’instrument.

Mais beaucoup reste à faire ! Ces concerts organisés par l’Association Renaissance de l’Orgue à Bordeaux et le Couvent des Dominicains contribueront, nous l’espérons, à faire naître l’intérêt pour une restauration complète et à sauver l’un des plus beaux instruments de la ville.

Vous pouvez soutenir ce projet par votre libre participation à l’issue des concerts ou par un don à l’Association Renaissance de l’Orgue à Bordeaux

lundi 2 mai 2011

Le Titien à Saint-Paul ce dimanche

Une nouveauté aux Dominicales ce dimanche 8 mai. Nous sommes heureux de vous convier à un concert-promenade qui nous emmènera dans la Venise du XVIe siècle, à la découverte d'un tableau du Titien, "Vénus et Cupidon avec un organiste". Ce n'est pas une conférence, ce n'est pas qu'un concert. Anne Bernadet, historien d'art invitera le public à découvrir ce magnifique et énigmatique tableau que le maître vénitien a réalisé en plusieurs versions. Aurélien Delage, bien connu du public bordelais et des habitués des Dominicales, professeur de clavecin au conservatoire de Bordeaux, interprètera sur un orgue copié d'un modèle vénitien, des œuvres de musiciens vénitiens comme Gabrieli, Merulo
Le concert est à 16 heures, dans la salle Saint-Thomas.

vendredi 12 novembre 2010

Concert de Noël 2010 : Comme à la cour de Louis XIV

Dimanche 12 décembre
Concert de Noël
autour de Marin Marais
Ensemble Alceste

dirigé par
Maximin Catineau.
Oeuvres de Marin Marais, Luly, Forqueray, Sainte Colombe.

lundi 1 mars 2010

Aliénor en concert le 14 mars !

Les Dominicales accueillent
dimanche 14 mars, à 16 heures
la chorale Aliénor,
composée uniquement de voix de femmes
dirigée par Paul Marcel Nardi,
dans un programme alléchant intitulé
"Coeurs de Femmes à travers les siècles"

lundi 8 février 2010

Dimanche 14 Février 2010
à 16 heures
Michael et Joseph Haydn
Orchestre à Cordes
du Conservatoire de Bordeaux Jacques Thibaud
sous la direction de Roberto Gatto
Choeurs d'enfants
du Conservatoire de Bordeaux Jacques Thibaud
sous la direction de
Marie Chavanel et Marie-Christine Darracq
à l'orgue : Laurent Subias

mardi 2 février 2010

Les frères Haydn à Saint-Paul

Le concert de février est consacré aux deux frères Haydn. Joseph qui est bien connu du public et Michael son cadet, moins célèbre mais grand compositeur religieux.
Tout comme son frère Joseph, de cinq ans son aîné, Michael Haydn (1737–1806) naquit à Rohrau, en Basse-Autriche et en raison de sa voix de soprano, réputée d’une beauté exceptionnelle comme celle de son frère, il fut accepté à l’âge de huit ans comme soliste dans le chœur de la chapelle de la cathédrale Saint-Étienne, à Vienne. Baignant dans une riche tradition de musique sacrée catholique baroque, il étudia la composition auprès de Georg Reutter le Jeune, le maître de chapelle de Saint-Étienne, avec la méthode de contrepoint Gradus ad Parnassum (1725), la plus célèbre à l’époque écrie par Johann-Joseph Fux, reposant sur le style de Palestrina. Cette formation contrapuntique approfondie exerça une influence essentielle sur le style sacré de Michael Haydn.
En 1760, il fut engagé comme maître de chapelle auprès de l’évêque de Großwardein (aujourd’hui en Roumanie). C’est ici, en dehors de musiques liturgiques d’usage, qu’il composa ses premières symphonies, tout à fait dignes de soutenir la comparaison avec les premières œuvres instrumentales de son frère. Haydn ne resta pourtant pas en province mais parvint à être engagé en 1763, à Salzbourg, à la cour du prince-archevêque où il resta pendant plus de 40 ans. En sa qualité de « musicien de cour et chef de pupitre », il fut le collègue de Léopold Mozart, maître de chapelle adjoint et de son fils, Wolfgang Amadeus.
En plus de son service dans la chapelle princière, il fut à partir de 1777 organiste à l’église de la Trinité. Après le départ de Mozart, il prit sa succession en 1782 au poste de 1er organiste de la cour et de la cathédrale, et comença d'enseigner. Michael Haydn fut un pédagogue recherché, comptant parmi ses élèves entre autres Anton Diabelli, Sigismund Neukomm et Carl Maria von Weber. C'est Michael qui présenta avec beaucoup d'enthousiasme les premières oeuvres du jeune Wolfgang Amadeus Mozart à son frère Joseph.
Au cours des deux dernières décennies de sa vie, il se consacra presque exclusivement à la musique vocale sacrée et profane. Avec les lieder allemands pour mêmes voix, qu’il écrivit pour les rencontres en société avec ses amis, Michael Haydn créa le genre nouveau du quatuor pour hommes. Le « Haydn de Salzbourg » eut l’honneur d’être nommé membre de l’Académie royale de musique de Suède en 1804. Michael Haydn s’éteignit en août 1806, et fut enterré au cimetière Saint-Pierre. Dès le 15ème anniversaire de sa mort, en 1821, un monument y fut inauguré. Franz Schubert relate en des mots touchants datés d'août 1825 ce qu’il ressentit lors de sa visite du monument funéraire : « Qu’il souffle sur moi, pensai-je, ton esprit clair et paisible, cher Haydn, et même si je ne puis être aussi clair et paisible, personne sur terre ne te vénère plus chèrement que moi. (Une lourde larme coula de mes yeux…). » Michael est bien moins connu que son frère. Il lassa plus de 800 oeuvres de grande qualité, la plupart à caractère religieux.

jeudi 14 janvier 2010

Meilleurs Voeux !

Recevez tous nos vœux pour l'an nouveau. Que 2010 vous soit bonne et heureuse. Qu'elle soit aussi musicale avec les Dominicales ! Nous souhaitons aussi à tous ceux qui acceptent de donner de leur temps pour interpréter le répertoire baroque, classique et contemporain qu'il nous est donné d'entendre depuis plusieurs années. Bénévoles, ils nous apportent toujours qualité et bonheur. Qu'ils en soient chaleureusement remerciés ! Tous nos remerciements et nos vœux aussi à ceux qui à chaque concert participent par leurs dons à ce chantier qui nous tient tant à coeur de la restauration du grand orgue, chantier à l'origine de ces concerts, qui peu à peu s'imposent dans le paysage musical bordelais comme une véritable saison gratuite, ouverte à tous les publics, avec une programmation intéressante et originale. Il y en a pour tous les goûts, et la durée de ces moments musicaux, le temps de rencontre ensuite avec les artistes, la proximité des instruments... et le bon goûter qui suit, sont autant de plus qu'il n'est pas commun de trouver ailleurs. Un supplément d'âme lié à la qualité de l'accueil que nous recevons de nos frères dominicains, à la beauté des lieux, à la chaleureuse présence d'Annie-France Banlier et de tous ceux qui viennent aider. Bonne année à tous !